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PRINTEMPS DES POETES

 
Enfin le printemps… des poètes
Point d’attribut point d’épithète
Point de technique ou de manière
Place aux enfants d’Apollinaire…
Des fonds de caves aux basses-cours
Retrouvons l’âme troubadour
Abusons de l’alexandrin
Le cœur léger, le cœur badin,
 
Enfin le printemps… des poètes
Les muses vont être à la fête
Les aubades seront légion
Dans une armée de séduction,
Tous les aphones le déflorent
Des bourgeons de mots vont éclore
Et nos bouches s’évertuer
À ne parler qu’avec des pieds,

Enfin le printemps… des poètes
Sonnez sonnets sonnez trompettes
La poésie reprend ses droits
Sur le verlan sur le kesta…
Point de honte en ce mois de mars
Les rimes recouvrent leur place
Et nos âmes vont s’abreuver
De quelques vers aux premiers rais !
 
Csm printemps des poetes 2019 visuel carre 66c174f2ed
 
 

PRENDRE POSITION

 

PRENDRE POSITION

Quand le progrès est la fin

Au détriment de l'humain

Quand l'avancée nous enserre

Dans des visées de misère,

Il faut prendre position.

 

Quand l'ineptie est la reine

Que le gène devient gêne

Quand l'argent est le credo

Pour d'imbéciles égos

Il faut prendre position.

 

Quand le silence est la loi

Quand on promeut l'omerta

Pour servir les intérêts

De nanties minorités

Il faut prendre position.

 

Quand les valeurs se renient

Dans des idéologies

Quand la croyance est affaire

De prophéties militaires

Il faut prendre position.

 

Quand l'horreur devient banale

La parole radicale

Quand les idées sont guidées

Et les libertés bafouées

Il faut prendre position.

 

Quand la vie se vêt de voiles

Quand l'amour n'est plus l'étoile

Quand la haine est le moteur

Des discours bonimenteurs

Il faut prendre position.

 

Quand le ver est dans le fruit

Quand l'homme est assujetti

Quand l'égoïsme prévaut

Il faut lever le poing haut,

Il faut prendre position.

 

Coquelicots

 

 

BON AN 2019

Bon an... Chanté !

Dans de joyeux refrains emplis d'humanité,

Bon an... Ticorps !

À tous ceux qui souffrent dans leur âme et leur corps,

 

Bon an... Roué !

De coups de bonheur, de coups de félicité,

Bon an... Clos !

Sur les rancœurs passées, sources de tant de maux,

 

Bon an... Corné !

À la page de vos rêves les plus cinglés,

Bon an... Vers !

Et contre tous pour que la rime persévère,

 

Bon an... Tonné !

Sous la foudre des gardiens de la liberté

Bon an... Belli !

Par la fin des conflits et des casus belli,

 

Bon an... Castré !

Pour les promoteurs de murs et de barbelés

Bon an... Droit !

Pour les ondoyants adeptes des passe-droits,

 

Bon an... Fariné !

Par les moulins des réseaux sociaux indiscrets

Bon an... Saignant !

Sur des bancs laïques sans foi ni faux semblants,

 

Bon an... Censé !

Par des critiques et des médias pondérés,

Bon an... Caustique !

À tous les cireurs de pompes machiavéliques,

 

Bon an... Foiré !

Pour les instigateurs de la précarité

Bon an... semble !

Sous une vague de mots qui, enfin, rassemblent,

 

Bon an... Collé !

Aux basques de vos espoirs les plus insensés,

Bon an... Neuf !

Pour vous tous, en cette année 2019 !

 

Bon an... Chanté !

Dans de joyeux refrains emplis d'humanité,

Bon an... Ticorps !

À tous ceux qui souffrent dans leur âme et leur corps,

 

Bon an... Roué !

De coups de bonheur, de coups de félicité,

Bon an... Clos !

Sur les rancœurs passées, sources de tant de maux,

 

Bon an... Corné !

À la page de vos rêves les plus cinglés,

Bon an... Vers !

Et contre tous pour que la rime persévère,

 

Bon an... Tonné !

Sous la foudre des gardiens de la liberté

Bon an... Belli !

Par la fin des conflits et des casus belli,

 

Bon an... Castré !

Pour les promoteurs de murs et de barbelés

Bon an... Droit !

Pour les ondoyants adeptes des passe-droits,

 

Bon an... Fariné !

Par les moulins des réseaux sociaux indiscrets

Bon an... Saignant !

Sur des bancs laïques sans foi ni faux semblants,

 

Bon an... Censé !

Par des critiques et des médias pondérés,

Bon an... Caustique !

À tous les cireurs de pompes machiavéliques,

 

Bon an... Foiré !

Pour les instigateurs de la précarité

Bon an... semble !

Sous une vague de mots qui, enfin, rassemblent,

 

Bon an... Collé !

Aux basques de vos espoirs les plus insensés,

Bon an... Neuf !

Pour vous tous, en cette année 2019 !

 

Bonnes annees

 

 

 

Triple Négatif

Triple négatif

Mon sein, jusqu'à ce matin, tu allais bien
Mais la biopsie du médecin
N'avait pas le même refrain
Finalement, tu es malin !

Un cancer ? Mais pour quoi faire ?
Pas le temps pour toutes ces affaires
Mon sein, tu es malade
C'est une autre promenade…

Échographie, mammographie, scintigraphie
Chimiothérapie, chirurgie, radiothérapie
Tous ces maudits mots en i
Me donnent le tournis !

Après avoir reçu un tel choc
Pas envie d'aller traîner au bloc,
Pour rendre les piqûres supportables
On m’équipe d'une chambre implantable

Tel un robot, je vais aux chimios
Mes ongles et mes cheveux endurent trop,
On t'attaque à coup de grands repos
Juste ce qu'il faut vu le bobo…

Le sport à la Cami
Est devenu mon meilleur ami
Ces souffles qui sonnent à l'unisson
Sont un pas vers la guérison.

Mon sein, tu as pris toute la place
Dans ma jeune vie, dans mon espace
Tu es devenu seul épicentre
Du séisme qui secoue mon ventre,

Mon sein, je te soigne
Les examens en témoignent
Les tumeurs peu à peu s'envolent
Tous nos cœurs en raffolent !

Il est de nouveau l’heure du bloc opératoire
Alors, mon sein, je te dis au revoir
Je vais devoir apprendre à être à l’aise
Avec cette nouvelle prothèse…

Mon sein, autrefois grâce et beauté
L’emblème de ma féminité
Tu imploses au plus près de mon cœur
Comme un pavé au milieu des fleurs

Le reflet ne sera plus le même
Face au miroir, je demeure blême
Les lignes d’ombre ont évolué
Il va falloir m’y habituer,

Ultime pas, cette dose de rayons
Pour tous les jours, quel drôle de compagnon
De celui qui vous prend par la main
La main mise sur votre destin…

Et puis tous ces tatouages
Comme un rappel pour chaque âge
De tout ce que j'ai vécu
Tel un soldat qui a combattu.

Alors que le monde qui m’entoure
Inexorablement fait son tour
Sous les yeux de ceux qui me sont chers
Je lutte au plus profond de ma chair

Après tous ces mois de combat
À enchaîner tous ces katas
Ma force, mon Amour, c'est toi
Merci de m'avoir consolée tant de fois.

Mon petit bout, mon bébé
Tout plein de courage tu m'as donné
Je serai toujours là
Pour guider tes petits pas.

Avec ce corps désormais plus sain
Il est temps de continuer notre chemin
À surfer chaque jour sur la vie
Comme une âme heureuse qui rit,

Il est des batailles nécessaires
Que l'on ne peut gagner en solitaire
À ma famille, amis, thérapeutes et médecins
Je dédie ce poème à quatre mains.

Marion Cousinet et Laurent Ayçaguer
Octobre 2018
 
Triple negatif
 
 

Atelier d'écriture

 
Animation d'un atelier d'écriture cette semaine dans deux collèges de la banlieue bordelaise... Thème : la beauté !
Merci à tous les élèves de 6ième pour ce superbe après midi...
 
Atelier 6ième
 
 

La drôle d'équipe

Jean, filiforme jeune homme blond
Petit-fils d’un maître forgeron
Originaire d’Ille-et-Vilaine
Passionné par la petite reine
Affectueux, gentil et courtois
Attiré par les métiers du bois…
Décédé, évidé de son sang
Le mardi de ses vingt-deux printemps !

Jean-Paul, clarinettiste amateur
Pour autant réputé bagarreur
Elevé sur les rives de l’Yonne
Fiancé à la belle Simone
Brave, vaillant, insensible au mal
Insouciant, mais quoi de plus normal…
À vingt ans tragiquement tombé
Sous les balles au fond d’une tranchée !

Pierre-Augustin, le joyeux luron
Le farceur le pousseur de juron
Elevé au pays de la houille
Le sourire accroché à la bouille
Malin, sous des airs de boute-en-train
Qui rêvait d’un spectacle sans fin…
Baisser de rideau pour ses vingt ans
Sous la salve de tirs allemands !

Bernard, frêle et timide poète
Plus peureux que les autres arpètes
Attiré par les mots et les rimes
Qu’il versait pour couvrir sa déprime
Chétif, ankylosé de mal-être
Qui rédigeait chaque soir des lettres…
Mutilé dans un cri déchirant
L’année de ses vingt-et-un printemps !

Jean-Pierre, le géant, le grand frère
Que les autres appelaient « homm’ de terre »
Paysan doté d’énormes doigts
Caporal au hasard des combats
Débrouillard et n’ayant peur de rien
Si ce n’est de perdre ses copains…
Ironie du sort, mort dans un champ
Juste avant d’avoir eu vingt-cinq ans !

Enfin Louis, le minot de Gironde
Rêvant de conquérir le grand monde
Puissant Général, droit dans ses bottes
Arborant médaille et tête haute
Chevalier de l'ordre du mérite
Vous devinez sans doute la suite…
Parti d’une traîtresse embolie
À soixante ans au fond de son lit !

LA DROLE D'EQUIPE texte hommage aux poilus extrait de LES BOUCHES DES GOÛTS
 

Guerre tranchee canadian soldiers in trench france 1917 lac 3194258

 

 

Toussaint

 

J’ai pleuré sur un vieux tombeau
Maculé de vers de Raimbaud
Enchanté par autant de rimes
Que la douleur rendait sublime,
J’ai posé ma main sur la pierre
De cet auguste monument
Je connais aujourd’hui sur terre
Plus de gens morts que de vivants.
 
J’ai prié au soleil couchant
La mémoire de mes parents
Dans les allées des cimetières
La vie devient plus éphémère,
Entre épitaphes et caveaux
Dernière demeure des miens
J’ai libéré tous les sanglots
Que je contiens au quotidien.
 
Refrain :
À la Toussaint, tout est hommage,
Notre âme pose ses nuages
Entre souvenirs et présages,
À la Toussaint, tout est hommage,
On relit les plus belles pages
Qui ont nourri notre voyage.
 
J’ai traîné ma mélancolie
À repasser ainsi ma vie
Moi, le survivant inutile
Moi, le naufragé en exil,
J’ai cité des mots de Prévert
Sur la stèle d’amis éteints
Aujourd’hui vieux loup solitaire
Sans eux, je me sens orphelin.
 
Refrain :
À la Toussaint, tout est hommage,
Notre âme pose ses nuages
Entre souvenirs et présages,
À la Toussaint, tout est hommage,
On relit les plus belles pages
Qui ont nourri notre voyage.
 
Cimetiere

 

 

 

Journée mondiale du refus de la misère

TOUTE UNE VIE DANS UNE POCHE

 

Toute une vie dans une poche

Pour mes soixante balais

Toute une vie et des sacoches

Sous mes gros yeux fatigués,

Seul quatre rats pour compagnons

L’eau de pluie pour me raser

Pas même un morceau de savon

Pour un peu de dignité,

 

Toute une vie au fond d’un sac

Une maison sur le dos

Plus minuscule qu’un ressac

Plus pesante qu’un fardeau,

Toute une vie et rien au bout

Si ce n’est quelques images

De mauvais choix de mauvais goût

Et d’un putain de mariage,

 

Toute une vie dans une poche

À léguer à un enfant

Empli de honte et de reproches

Pour un père, un « père-dant »,

Toute une vie à s’enfoncer

Dans un gouffre de misère

Et le divorce en apogée

D’une histoire bien sévère,

 

Toute vie de soixante ans

Dont il ne restera rien

Sauf la besace d’un errant

Aux relents de mauvais vin,

 

Toute une vie de soixante ans

Qu’on ramassera un soir

Comme on balaye un excrément

Sur le rebord d’un trottoir….

 

texte extrait de "Po-M-Rock" http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/po-m-rock.html

17 octobre : Journée mondiale du refus de la misère

17 dalle

 

UNE SECONDE

 

UNE SECONDE...

Une seconde… ce n’est rien pour toi !
Mais une seconde
C’est la durée de ce baiser
Qui s’inscrit dans l’éternité
Ce baiser d’amants retrouvés
Que tu m’as enfin accordé
Au bout… d’une heure,

Une heure… ce n’est rien pour toi !
Mais une heure
C’est nous deux sur un banc serrés
À l’abri d’un tulipier
Et toi au banc des accusés
Au ban des aveux insensés
En cette fin… de journée,

Une journée… ce n’est rien pour toi !
Mais cette journée
C’est une fleur dans les galets
Un soleil au bout de l’ondée
L’avènement inespéré
Des quelques mots que j’attendais
Depuis… un mois,

Un mois… ce n’est rien pour toi !
Mais un mois
C’est tout le temps que j’ai passé
Impatiente et déboussolée
Entre doutes et contrariétés
Depuis que tu m’as appelée
Pour la nouvelle… année,

Une année… ce n’est rien pour toi !
Mais une année
C’est des souffrances et des nausées
À essayer de t’oublier
À ne plus vouloir exister
À panser la plus grosse plaie
De… ma vie,

Ma vie… ce n’est rien pour toi !
Mais ma vie
C’est une vie à toi donnée
C’est une vie à toi léguée
C’est une vie à tes côtés
Ou bien c’est une vie ratée.

Extrait de "PO-M-ROCK"...
http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/po-m-rock.html

 

 

HUMEUR VERTE

 

L'écologie n'est pas un parti ni un courant politique. C'est un devoir.
Nous, citoyens d'aujourd'hui, nous n'avons pas le droit de nous dérober et de laisser à la main d'inconscients profiteurs, avides de gains immédiats, la gestion de notre planète.
Nous avons le devoir de transmettre à nos descendants une terre vivable et durable comme nous l'ont laissée nos ancêtres.
Pas question de revenir en arrière, de jouer les marginaux et de proférer des discours d'un autre temps, mais nous avons l'obligation, individuellement, d'adopter un comportement responsable. Éco-responsable.
Il en va de la survie de nos enfants.
Quand on pense que les agriculteurs, garants de la pérennité et du bon rendement de la terre nourricière, manifestent aujourd'hui car ils ne peuvent plus utiliser de produits chimiques (chercher l'erreur)... On se dit que le monde ne tourne plus vraiment rond.
Et quand les gens de conviction jettent l'éponge car ils réalisent que leur voix n'a aucun poids, dans l'indifférence générale et sous la diversion des médias... on peut imaginer que la cause est perdue !
Le plastique souille les océans, les températures montent mais, dans les couches sociales ou les pays qui en ont les moyens, au lieu d'investir dans le durable, le renouvelable, on cherche plutôt comment gagner plus d'argent ou comment payer moins d'impôts en défiscalisant.
Les abeilles disparaissent, les premiers réfugiés climatiques s'annoncent mais on continue à consommer, consommer, consommer.
Les sols sont pollués, les aliments font le tour du monde avant d'arriver dans nos assiettes au détriment de toute raison et, côté politiques, pour la plupart, on ne pense... qu'à se faire élire ou... réélire. En évoquant éventuellement l'écologie si c'est un facteur de succès.
L'écologie n'est pas un parti, ni un courant politique. C'est notre devoir.
Je ne suis pas écologiste. Je prends conscience c'est tout.
Soutien total à l'actrice Juliette Binoche et aux 200 personnalités pour leur tribune dans le monde "Il n'est jamais trop tard pour éviter le pire"
Qu'on se rassure, la nature survivra. Pas d'inquiétude à avoir.
Seule l'humanité disparaîtra...

(Mauvaise) Humeur du 3 septembre 2018

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