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Atelier d'écriture

 
Animation d'un atelier d'écriture cette semaine dans deux collèges de la banlieue bordelaise... Thème : la beauté !
Merci à tous les élèves de 6ième pour ce superbe après midi...
 
Atelier 6ième
 
 

La drôle d'équipe

Jean, filiforme jeune homme blond
Petit-fils d’un maître forgeron
Originaire d’Ille-et-Vilaine
Passionné par la petite reine
Affectueux, gentil et courtois
Attiré par les métiers du bois…
Décédé, évidé de son sang
Le mardi de ses vingt-deux printemps !

Jean-Paul, clarinettiste amateur
Pour autant réputé bagarreur
Elevé sur les rives de l’Yonne
Fiancé à la belle Simone
Brave, vaillant, insensible au mal
Insouciant, mais quoi de plus normal…
À vingt ans tragiquement tombé
Sous les balles au fond d’une tranchée !

Pierre-Augustin, le joyeux luron
Le farceur le pousseur de juron
Elevé au pays de la houille
Le sourire accroché à la bouille
Malin, sous des airs de boute-en-train
Qui rêvait d’un spectacle sans fin…
Baisser de rideau pour ses vingt ans
Sous la salve de tirs allemands !

Bernard, frêle et timide poète
Plus peureux que les autres arpètes
Attiré par les mots et les rimes
Qu’il versait pour couvrir sa déprime
Chétif, ankylosé de mal-être
Qui rédigeait chaque soir des lettres…
Mutilé dans un cri déchirant
L’année de ses vingt-et-un printemps !

Jean-Pierre, le géant, le grand frère
Que les autres appelaient « homm’ de terre »
Paysan doté d’énormes doigts
Caporal au hasard des combats
Débrouillard et n’ayant peur de rien
Si ce n’est de perdre ses copains…
Ironie du sort, mort dans un champ
Juste avant d’avoir eu vingt-cinq ans !

Enfin Louis, le minot de Gironde
Rêvant de conquérir le grand monde
Puissant Général, droit dans ses bottes
Arborant médaille et tête haute
Chevalier de l'ordre du mérite
Vous devinez sans doute la suite…
Parti d’une traîtresse embolie
À soixante ans au fond de son lit !

LA DROLE D'EQUIPE texte hommage aux poilus extrait de LES BOUCHES DES GOÛTS
 

Guerre tranchee canadian soldiers in trench france 1917 lac 3194258

 

 

Toussaint

 

J’ai pleuré sur un vieux tombeau
Maculé de vers de Raimbaud
Enchanté par autant de rimes
Que la douleur rendait sublime,
J’ai posé ma main sur la pierre
De cet auguste monument
Je connais aujourd’hui sur terre
Plus de gens morts que de vivants.
 
J’ai prié au soleil couchant
La mémoire de mes parents
Dans les allées des cimetières
La vie devient plus éphémère,
Entre épitaphes et caveaux
Dernière demeure des miens
J’ai libéré tous les sanglots
Que je contiens au quotidien.
 
Refrain :
À la Toussaint, tout est hommage,
Notre âme pose ses nuages
Entre souvenirs et présages,
À la Toussaint, tout est hommage,
On relit les plus belles pages
Qui ont nourri notre voyage.
 
J’ai traîné ma mélancolie
À repasser ainsi ma vie
Moi, le survivant inutile
Moi, le naufragé en exil,
J’ai cité des mots de Prévert
Sur la stèle d’amis éteints
Aujourd’hui vieux loup solitaire
Sans eux, je me sens orphelin.
 
Refrain :
À la Toussaint, tout est hommage,
Notre âme pose ses nuages
Entre souvenirs et présages,
À la Toussaint, tout est hommage,
On relit les plus belles pages
Qui ont nourri notre voyage.
 
Cimetiere

 

 

 

Journée mondiale du refus de la misère

TOUTE UNE VIE DANS UNE POCHE

 

Toute une vie dans une poche

Pour mes soixante balais

Toute une vie et des sacoches

Sous mes gros yeux fatigués,

Seul quatre rats pour compagnons

L’eau de pluie pour me raser

Pas même un morceau de savon

Pour un peu de dignité,

 

Toute une vie au fond d’un sac

Une maison sur le dos

Plus minuscule qu’un ressac

Plus pesante qu’un fardeau,

Toute une vie et rien au bout

Si ce n’est quelques images

De mauvais choix de mauvais goût

Et d’un putain de mariage,

 

Toute une vie dans une poche

À léguer à un enfant

Empli de honte et de reproches

Pour un père, un « père-dant »,

Toute une vie à s’enfoncer

Dans un gouffre de misère

Et le divorce en apogée

D’une histoire bien sévère,

 

Toute vie de soixante ans

Dont il ne restera rien

Sauf la besace d’un errant

Aux relents de mauvais vin,

 

Toute une vie de soixante ans

Qu’on ramassera un soir

Comme on balaye un excrément

Sur le rebord d’un trottoir….

 

texte extrait de "Po-M-Rock" http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/po-m-rock.html

17 octobre : Journée mondiale du refus de la misère

17 dalle

 

UNE SECONDE

 

UNE SECONDE...

Une seconde… ce n’est rien pour toi !
Mais une seconde
C’est la durée de ce baiser
Qui s’inscrit dans l’éternité
Ce baiser d’amants retrouvés
Que tu m’as enfin accordé
Au bout… d’une heure,

Une heure… ce n’est rien pour toi !
Mais une heure
C’est nous deux sur un banc serrés
À l’abri d’un tulipier
Et toi au banc des accusés
Au ban des aveux insensés
En cette fin… de journée,

Une journée… ce n’est rien pour toi !
Mais cette journée
C’est une fleur dans les galets
Un soleil au bout de l’ondée
L’avènement inespéré
Des quelques mots que j’attendais
Depuis… un mois,

Un mois… ce n’est rien pour toi !
Mais un mois
C’est tout le temps que j’ai passé
Impatiente et déboussolée
Entre doutes et contrariétés
Depuis que tu m’as appelée
Pour la nouvelle… année,

Une année… ce n’est rien pour toi !
Mais une année
C’est des souffrances et des nausées
À essayer de t’oublier
À ne plus vouloir exister
À panser la plus grosse plaie
De… ma vie,

Ma vie… ce n’est rien pour toi !
Mais ma vie
C’est une vie à toi donnée
C’est une vie à toi léguée
C’est une vie à tes côtés
Ou bien c’est une vie ratée.

Extrait de "PO-M-ROCK"...
http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/po-m-rock.html

 

 

HUMEUR VERTE

 

L'écologie n'est pas un parti ni un courant politique. C'est un devoir.
Nous, citoyens d'aujourd'hui, nous n'avons pas le droit de nous dérober et de laisser à la main d'inconscients profiteurs, avides de gains immédiats, la gestion de notre planète.
Nous avons le devoir de transmettre à nos descendants une terre vivable et durable comme nous l'ont laissée nos ancêtres.
Pas question de revenir en arrière, de jouer les marginaux et de proférer des discours d'un autre temps, mais nous avons l'obligation, individuellement, d'adopter un comportement responsable. Éco-responsable.
Il en va de la survie de nos enfants.
Quand on pense que les agriculteurs, garants de la pérennité et du bon rendement de la terre nourricière, manifestent aujourd'hui car ils ne peuvent plus utiliser de produits chimiques (chercher l'erreur)... On se dit que le monde ne tourne plus vraiment rond.
Et quand les gens de conviction jettent l'éponge car ils réalisent que leur voix n'a aucun poids, dans l'indifférence générale et sous la diversion des médias... on peut imaginer que la cause est perdue !
Le plastique souille les océans, les températures montent mais, dans les couches sociales ou les pays qui en ont les moyens, au lieu d'investir dans le durable, le renouvelable, on cherche plutôt comment gagner plus d'argent ou comment payer moins d'impôts en défiscalisant.
Les abeilles disparaissent, les premiers réfugiés climatiques s'annoncent mais on continue à consommer, consommer, consommer.
Les sols sont pollués, les aliments font le tour du monde avant d'arriver dans nos assiettes au détriment de toute raison et, côté politiques, pour la plupart, on ne pense... qu'à se faire élire ou... réélire. En évoquant éventuellement l'écologie si c'est un facteur de succès.
L'écologie n'est pas un parti, ni un courant politique. C'est notre devoir.
Je ne suis pas écologiste. Je prends conscience c'est tout.
Soutien total à l'actrice Juliette Binoche et aux 200 personnalités pour leur tribune dans le monde "Il n'est jamais trop tard pour éviter le pire"
Qu'on se rassure, la nature survivra. Pas d'inquiétude à avoir.
Seule l'humanité disparaîtra...

(Mauvaise) Humeur du 3 septembre 2018

Dscf2320

 

BONNE RENTREE

 

LA PROF

 

Elle est là sur la scène

Qui se donne en spectacle

Mi sorcière mi reine

Au sein de la débâcle,

Elle est là sur la scène

À se livrer entière

Au verdict de l’arène

À la horde écolière…

 

Elle est là sur la scène

Qui griffonne au tableau

Pour des élèves en peine

Sans leur tourner le dos,

Elle est là sur la scène

Jouant d’indifférence

Pour les regards obscènes

Et les viles avances…

 

Refrain :

Qui s’enquiert de savoir

Son village dans l’Eure

Ses besoins de douceur

Tous ses vases sans fleur ?

Qui s’émeut de savoir

Les passions qui l’animent

Son studio qui l’opprime

Ses soirées de déprime ?

 

Elle est là sur la scène

Qui colporte sa science

Du haut de sa vingtaine

De son inexpérience,

Elle est là sur la scène

Des maths et du dessin

De l’amour à la haine

Il n’y a pas très loin…

 

Elle est là sur la scène

Qui s’ébroue sans ferveur

Sur les bords de la Seine

Habitée par la peur,

Elle est là sur la scène

Ballottée d’illusions

Mi sorcière mi reine

Rêvant de mutation…

 

Refrain :

Qui s’enquiert de savoir

Son village dans l’Eure

Ses besoins de douceur

Tous ses vases sans fleur ?

Qui s’émeut de savoir

Les passions qui l’animent

Son studio qui l’opprime

Ses soirées de déprime ?

 

Refrain :

Qui s’enquiert de savoir

Ses pizzas sur le lit

Ses week-ends de copies

Ses nuitées d’insomnies ?

Qui s’émeut de savoir

Ses nausées de courage

Ses idées de carnage

Et ses larmes de rage ?

 

BON COURAGE DEMAIN…

 

Laurent Ayçaguer

Auteur à temps gagné

 

 

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L'ECRIVAIN

 

L'ECRIVAIN

Il est minuit ce vingt juillet
Encore une journée ratée
Beaucoup d’idées qui se bousculent
Mais mon roman lui qui recule,
Papiers froissés sur le plancher
Mégots au fond du cendrier
Un mauvais cliché se dessine
Je me jette dans la piscine,

Refrain :
Toi tu te morfonds dans le lit
Demain tu me feras la gueule
Toi tu t’endors dans ce grand lit
Tu dors encore toute seule.

Pas de lumière à la fenêtre
Je noie mon corps et tout mon être
Quelques brasses pour oublier
Des lignes stéréotypées,
Une douce brise balaye
Les mots jetés à la corbeille
Cette mélodie qui me soule
C'est notre histoire qui s'écoule,

Refrain :
Toi tu te morfonds dans le lit
Demain tu me feras la gueule
Toi tu t’endors dans ce grand lit
Tu dors encore toute seule.

Je vais errer toute la nuit
Comme à chaque fois que j'écris
Me coucherai au petit jour
Sans même te faire l'amour,
Je gâche beaucoup de nous deux
Je sais les larmes à tes yeux
Faut-il que tu m'aimes vraiment
Je ne sais pas vivre autrement,

Refrain :
Et tu te morfonds dans le lit
Demain tu me feras la gueule
Et tu t’endors dans ce grand lit
Tu dors encore toute seule.

 

Nuit

 

 

LA VILLE EST CHANT

 

LA VILLE EST CHANT…

La ville est Jazz
À la mairie
Belle bourgeoise
Pavée d’or et de rubis,

La ville est Pop
Est populaire
Dans les échoppes
De sa cheville ouvrière,

La ville est Blues
Parée de leurres
Soumise épouse
De voraces promoteurs,

La ville est Rock
Rocs de béton
Montés en bloc
En mirador de prison,

La ville est Rap
Dans les étages
Elle dérape
Conjugue maux et clivages,

La ville est champs
Champs de détresse
Quand dans l’orchestre
Chacun creuse son propre sillon,

La ville est chant
Chant d’allégresse
Quand dans l’orchestre
Tous y jouent la même partition !

Illustration Maryvonne Leclerc...

 

Image 6

 

RENDEZ VOUS A LA FNAC BORDEAUX

 

Bonjour à tous !

 

J’ai l’immense plaisir de vous informer que je serai à la

 

FNAC de Bordeaux Ste Catherine

adresse : 50 rue Ste Catherine, 33000 Bordeaux

les

Vendredi 27 et samedi 28 avril de 14h30 à 18h30

 

Pour une séquence dédicace dans le cadre du salon des Auteurs Aquitains.

 

https://www.fnac.com/Les-auteurs-d-Aquitaine-font-salon-a-la-Fnac/cp39127/w-4

 

J’espère avoir le plaisir de vous y retrouver…

 

J’aurai mon « œuvre » avec moi, mon plus beau stylo et mon plus beau sourire !

 

Dans l’attente, je vous souhaite une excellente journée.

 

 

 

2018 04 27 Fnac Les auteurs d'Aquitaine dédicacent.jpg