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En DO majeur

EN DO MAJEUR

 

Je t’aime en Do majeur

Bien docile

Ou dominant,

Je t’aime en Do majeur

Dorénavant.

Je t’aime en Sol majeur

Déboussolé

Ou insolent,

Je t’aime en Sol majeur

Solidement.

 

Mais je ne t’aime pas en Mi

Car le mi est mitigé.

 

Je t’aime en La majeur

Malhabile

Ou larmoyant,

Je t’aime en La majeur

Lascivement.

Je t’aime en Fa majeur

En fasciné

En fabulant,

Je t’aime en Fa majeur

Fatalement.

 

Mais je ne t’aime pas en Si

Car le si est simagrées.

 

Je t’aime en Ré majeur

En révolté

En rayonnant,

Je t’aime en Ré majeur

Résolument.

 

Extrait de "POUR QUELQUES VERS DE TROP"

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/pour-quelques-vers-de-trop.html

 

TOUSSAINT

TOUSSAINT

J’ai pleuré sur un vieux tombeau
Constellé de vers de Rimbaud
Enchanté par autant de rimes...
Que la douleur rendait sublimes,
J’ai posé ma main sur la pierre
De ce sinistre monument
Je connais aujourd’hui sur terre
Plus de gens morts que de vivants.

À Toussaint
L’âme impose le courage
À Toussaint
Tout est soupir, tout est orage.

J’ai prié au soleil couchant
La mémoire de mes parents
Dans les allées des cimetières
La vie devient plus éphémère,
Entre épitaphes et caveaux
Dernière demeure des miens
J’ai recraché tous les sanglots
Que je contiens au quotidien.

À Toussaint
L’âme pose ses nuages
À Toussaint
Tout est honneur, tout est hommage.

J’ai traîné ma mélancolie
À ressasser ainsi ma vie
Moi le survivant inutile
Moi le naufragé en exil,
J’ai cité des mots de Prévert
Sur la stèle d’amis défunts
Aujourd’hui vieux loup solitaire
Sans eux je me sens importun.

À Toussaint
L’âme implose sans ambages
À Toussaint
Tout est plus noir, tout est ombrage.

 

Extrait de "POUR QUELQUES VERS DE TROP" 

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/pour-quelques-vers-de-trop.html

 

 

17 octobre, journée Mondiale du refus de la misère

S.D.F

Sans Domicile Fixe
Sans Défense ni Force
Si Désenchanté et Fatigué,
Sans Domicile Fixe
Sans Demeure ni Famille
Si Déshonoré Fatalement.
 
Sans Domicile Fixe
Sans Dignité ni Fierté
Si Déficient et Frêle,
Sans Domicile Fixe
Sans Droit ni Faveur
Si Démuni Financièrement.
 
Sans Domicile Fixe
Sans Débouché ni Futur
Si Dépité Forcément,
Sans Domicile Fixe
Si Différemment Français
Si Discriminé Finalement.
 
Et d’autres
Si Démagogues et Fortunés,
Et nous autres
Si inDiFférents !
 
17 octobre, journée Mondiale du refus de la misère
 
"S.D.F" extrait de "Ma Muse Est Revenue"
http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/ma-muse-est-revenue-nouvelles-et-poesies.html
 

ANNA GAVALDA

 

"Si j'avais su que je l'aimais autant, je l'aurais aimé encore davantage"

 

Extrait de "FENDRE L'ARMURE"... toujours aussi fan de son écriture...

 

Fendre larmure

TOM PETTY

 

Hommage à un grand monsieur...

https://m.youtube.com/watch?v=s5BJXwNeKsQ

 

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LES BEAUX AIMENT ET LES LAIDS TUENT

 

LES BEAUX AIMENT ET LES LAIDS TUENT
Recueil de nouvelles, Prix Lisez Genès 2013,
Ce week-end exceptionnellement, 10 euros livré chez vous.
Extrait et commande sur le lien...
 
Existe aussi en version numérique (voir lien aussi)
Excellent week end à tous !
 
 
Les beaux 1iere couverture

LE VENT DE L'AUTOMNE

 

C'est l'automne aujourd'hui...

Musique et chant : Emilie Uthurry

Paroles : Laurent Ayçaguer et Kevin Gatbele

Clip sur : https://m.youtube.com/watch?v=jjOhOaGBVSA   Ou bien en cliquant sur la photo... Bonne écoute...

 

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ÉMILIE

 

ÉMILIE

 

Emilie sur le green

La peau blanche

Indolence, jouvence, ballerine,

Moi avec ma Breitling

Sur la manche

Arrogance, révérence, qui m’incline…

Quand la belle inconnue

Au détour

Me sourit.

 

Emilie sur le green

Se déhanche

Se balance, et s’avance coquine,

Moi un œil sur son string

Sur ses hanches

Complaisance, indulgence, qui m’indigne…

Car sa balle est perdue

Au secours

Loin du tee.

 

Emilie sur le green

Qui s’épanche

Malchance, souffrance, dos en ruine,

Moi sans autre planning

Ce dimanche

Insouciance, en vacances qui badine…

Car la belle ingénue

Sans détour

M’éblouit.

 

Emilie sur le green

Qui se penche

Connivence, abondance de poitrine,

Moi fort d’un bon feeling

L’œil qui flanche

Attirance, espérances mesquines…

À la belle insinue

Un détour

Interdit.

 

Tous les deux sur le green

Ce dimanche

En vacances, impudence cabotine,

Tous les deux sur le green

Une tranche

De jouissance, en silence, en sourdine…

 

Si la balle

Est perdue

On s’en fout

Aujourd’hui…

Car la belle

Eperdue

À mon cou

S'enhardit !

 

Bonne fête à toutes les ÉMILIE...

 

MELISSMELL

 

En voilà une autre avec qui j'aimerais vraiment travailler...

10 septembre : Journée Mondiale de prévention du suicide

 

Tout là-haut, hébétée
Ressassant à l’excès
Ses écarts avérés
Ses erreurs insensées
Coralie face aux vents
À deux pas du néant
Vomit d’accablement
Ses regrets lancinants,

Ce soir, déterminée
Contre le parapet
Ayant terré l’idée
D’être un jour libérée
Elle se livre aux vents
Devant un trou béant
Pour souffler ses tourments
Ses chagrins trop violents.

Tout là-haut, apeurée
Plus seule que jamais
Par le vide happée
Par les maux torturée
Coralie cède aux vents
Ses brûlures d’enfant
Qui depuis si longtemps
La minent lentement,

À mille lieues perchée
Légèrement penchée
Par le vide enivrée
Une lettre à ses pieds
Elle se donne aux vents
Devant un trou béant
À deux pas du néant
Deux pas du firmament.

 

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