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LA VILLE EST CHANT

 

LA VILLE EST CHANT…

La ville est Jazz
À la mairie
Belle bourgeoise
Pavée d’or et de rubis,

La ville est Pop
Est populaire
Dans les échoppes
De sa cheville ouvrière,

La ville est Blues
Parée de leurres
Soumise épouse
De voraces promoteurs,

La ville est Rock
Rocs de béton
Montés en bloc
En mirador de prison,

La ville est Rap
Dans les étages
Elle dérape
Conjugue maux et clivages,

La ville est champs
Champs de détresse
Quand dans l’orchestre
Chacun creuse son propre sillon,

La ville est chant
Chant d’allégresse
Quand dans l’orchestre
Tous y jouent la même partition !

Illustration Maryvonne Leclerc...

 

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RENDEZ VOUS A LA FNAC BORDEAUX

 

Bonjour à tous !

 

J’ai l’immense plaisir de vous informer que je serai à la

 

FNAC de Bordeaux Ste Catherine

adresse : 50 rue Ste Catherine, 33000 Bordeaux

les

Vendredi 27 et samedi 28 avril de 14h30 à 18h30

 

Pour une séquence dédicace dans le cadre du salon des Auteurs Aquitains.

 

https://www.fnac.com/Les-auteurs-d-Aquitaine-font-salon-a-la-Fnac/cp39127/w-4

 

J’espère avoir le plaisir de vous y retrouver…

 

J’aurai mon « œuvre » avec moi, mon plus beau stylo et mon plus beau sourire !

 

Dans l’attente, je vous souhaite une excellente journée.

 

 

 

2018 04 27 Fnac Les auteurs d'Aquitaine dédicacent.jpg

 

 

Ah ! Si...

 

Ah ! Si...

 

Ah ! Si cette rombière de Madame de Lucrèce n'avait pas fait un esclandre ce jour d’août 1960 ! Pour un pot de chambre ébréché. Un vulgaire pot de chambre.

Ah ! Si la jeune Marie, femme de ménage de son état, ne s'était pas « prise le bec » avec cette vieille peau comme elle l'appelait, excédée par ce nouveau caprice d'enfant gâtée ! Heureusement, la patronne de l'hôtel, Madame Rivière, s'était voulue conciliante. Juste en personnel disponible, elle avait acquiescé que la cliente abusait un peu. Elle avait même admis, du bout des lèvres, que celle-ci avait un caractère difficile. Mais une cliente était une cliente ! Qui payait bien de surcroît. Fidèle et généreuse sous ses traits antipathiques. L'hôtel ne pouvait pas se permettre de la perdre, il en allait de sa réputation. Aussi Madame Rivière, la patronne, avait-elle décidé de satisfaire son hôte. Le pot de faïence était fêlé : on allait le changer sur le champ.

Ah ! Si la jeune Pauline, jolie petite brune énergique au service de Madame Rivière depuis deux saisons maintenant, n’était pas passée dans le hall de l’hôtel juste à ce moment précis ! Juste sous le nez de sa patronne ! Ce n’est sûrement pas elle qui se serait acquittée de la tâche, qui aurait été missionnée pour acheter le pot de rechange….

Ah ! Si Monsieur Loubère, le droguiste du coin n'avait pas fermé sa boutique ce jour-là ! Exceptionnellement. Pour cause d'enterrement de sa sœur, Janine, la cadette. Décédée d'une longue maladie. Déjà à l'époque. Ce qui obligea la jeune et jolie Pauline à arpenter les rues de Lourdes afin de trouver un autre commerçant approprié. Car il n’était pas question de faillir à la tâche. Et de contrarier Madame de Lucrèce. Cela dit, rien ne faisait peur à cette espiègle souletine, née dans une ferme au milieu d'une vallée perdue. Elle avait l'habitude de marcher des kilomètres et des kilomètres pour aller au bal du samedi soir ou encore à la messe du dimanche matin.

Ah ! Si un violent orage n'avait pas éclaté, cet après-midi-là, dans le ciel de Bigorre ! Pauline, alors sur le chemin du retour, son sésame sous le bras, n’aurait pas été contrainte de s’abriter quelques minutes sous une marquise en plein milieu de la rue de Langelle.

...

Ah ! Si François n'avait pas été de mariage ce dernier week-end là ! De son frère aîné, Pierre. Celui qui travaillait à la forge à Bagnères. S’il n’avait pas été le témoin attitré de cette noce dont on parla de longues années pour son ambiance extraordinaire, il n'aurait pas dû échanger son jour de repos avec Jean-Pierre.

Jean-Pierre, son collègue valet de chambre. Qui effectuait lui aussi la saison et avec qui il s'entendait si bien. Jean-Pierre, le Basque comme tout le monde l’appelait. Jeune, dynamique, un peu « truffeur ». Beaucoup même. Mais toujours tiré à quatre épingles et toujours prêt à rendre service.

Ah ! Si la tête de delco n'avait pas immobilisé la vieille Aronde du Basque pour une huitaine chez le garagiste ! Justement débordé cette semaine avec la horde de fidèles débarqués des quatre coins de France pour la procession du quinze août. Et qui avaient tous des problèmes qui mécaniques, qui pneumatiques, qui liturgiques. Il n’aurait pas été là, Jean-Pierre, à se promener tout seul un jour de semaine dans les rues de la ville. Un mardi. À quoi bon être de repos un mardi ? Tout le monde travaille, personne n'est disponible. C'est un jour de perdu. Quitte à faire la pige loin de chez soi, autant travailler pour gagner plus !

Ah ! Si Jean-Pierre, pour tuer le temps qui virait au gris, n’avait pas eu la bonne idée, quelques minutes auparavant et sous l’emprise de l’ennui, de se payer une séance de cinéma ! Le dernier film avec Brigitte Bardot. Il ne serait jamais passé, lui non plus, cet après-midi là, rue de Langelle.

Ah ! Si l'orage ne l’avait pas surpris, lui aussi, et ne l’avait pas obligé à se protéger sous le premier abri venu !

Et si sous ce premier abri venu, la marquise d’une belle bâtisse lourdaise, ne s’était pas déjà trouvée par hasard, la jeune et jolie Pauline !

Oui, si ces deux là ne s’étaient pas rencontrés fortuitement, au bon caprice du destin et de la météo un jour d’août mille neuf cent soixante, et bien…

et bien…

et bien…

et bien vous ne seriez pas là, VOUS, en ce moment, en train de lire ces quelques lignes.

 

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MESDAMES

 

Mesdames,

 

J'ai trois mots à vous dire
Plus beaux qu'une émeraude
Plus mélodieux qu'une ode
À glisser sans attendre
Avant qu'ils ne soient cendre...

J'ai trois mots à vous dire
Qui parlent d'euphorie
D’une grâce infinie
De mon âme servile
Quand vous battez vos cils...

J'ai trois mots à vous dire
Mais la beauté inonde
Les bris de ma faconde
Et mes sons balbutient
Pour vous mes égéries...

J'ai trois mots à vous dire
Si durs à prononcer
Qu'ils s'échouent à vos pieds
Dans de longs baratins
Où je perds mon latin...

J'ai trois mots à vous dire
Mais mon cœur est trop vif
Malhabile émotif
Que toujours je m'épanche
Dans de trop larges tranches...
 

J'ai trois mots à vous dire
À nul autre pareil
Au creux de votre oreille
Qui se muent en malaise
Se perdent en fadaises...

J'ai trois mots à vous dire
Qui me mettent en émoi

Papillonnent en moi...
Aussi je les écris
Avant qu'ils ne s'enfuient :
 

Je vous aime.

 

Laurent Ayçaguer

Auteur à temps gagné
le 8 mars 2018, pour la « Journée Internationale des droits des Femmes »

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/

 

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Les Nuits D'Ivresse

 

On verra si t’es là

Si le ciel a l’éclat

Si nos cœurs ont fait des nœuds

Si la mer est toujours bleue,

 

On verra si, tu m’aimes encore

Si c’est la nuit, si c’est l’aurore...

 

Pas de plans pas de projets

Seul l’instant, les jours d’été

Pas de plan, pas de promesses

Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

 

On verra si tes yeux

Brillent encore de tous feux

On verra, on verra si notre bateau

N’a pas coulé au fond de l’eau,

 

On verra si, je t’aime encore

Si c’est la nuit, si c’est l’aurore,

 

Pas de plans pas de projets

Seul l’instant, les jours d’été

Pas de plan, pas de promesses

Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

 

On verra si ça passe

Si les années effacent

Le désir, le besoin d’être avec toi,

D’être chaque jour au creux de tes bras,

 

On verra si on s’aime encore

Si c’est la nuit, si c’est l’aurore

 

Pas de plans pas de projets

Seul l’instant, les jours d’été

Pas de plan, pas de promesses

Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

 

Chanson "LES NUITS D'IVRESSE" - P-YO (album "Rock En Stock"),

Paroles : Laurent Ayçaguer / Musique et chant : P-YO

En musique sur...

https://soundcloud.com/user-519850351/les-nuits-divresse

 

Peyo nuit ivresse ter

 

 

Saint Vincent

 

On l’appelait Vincent

Elle habitait Vincennes

Il n’était pas marrant

Elle était sa marraine.

De son regard perçant

À travers ses persiennes

Elle épiait les passants

Dans une moue pas saine.

 

Il était communiant

Elle était comme une hyène

Il avait peu d’allant

Ne manquait pas d’haleine,

Il était un manant

Il l’appelait ma naine

Lui lisait du Sagan

En lui ôtant sa gaine.

 

Il trouvait ça bien chiant

Mais c’était une chienne

Venait deux fois dans l’an

Et la frappait dans l’aine.

Elle poussait des chants

Elle sortait des chaînes

Et finissait en sang

Drôle de mise en scène !

 

On l’appelait Vincent

Elle habitait Vincennes

Il était communiant

Elle était comme une hyène,

On l’appelait Vincent

Elle habitait Vincennes,

Il était le passant

D’une histoire pas saine.

 

Bonne fête à tous les Vincent !

 

Extrait de « Po-M-Rock »

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/po-m-rock-extraits.html

Illustration : Poutch

 

BONNE ANNEE 2018

 

Finis
Les promesses de Gascon
Les palabres d’élections
Les « ça ira mieux demain »
Les poudres de perlimpinpin
2018 sera…

Finis
Les bonnes résolutions
Les proches révolutions
Les vœux de prospérité
Les rêves d’égalité
2018 sera…

Finis
Les souhaits de guérison
Vaines affabulations
Les croyances dérisoires
Les utopies illusoires
2018 sera…

Finis
Les prières à Cupidon
Les secrètes évasions
Les chimères de princesses
Les romans à l’eau de Seltz
2018 sera…

Finis
Les augures de raison
Les sages décisions
Les coutumes usitées
Les « bonne et heureuse année »
2018 sera…

2018 sera
Ce que vous en ferez
2018 sera
Ce que nous en ferons.

MEILLEURS VŒUX DE BONNE SANTE A TOUS POUR LA NOUVELLE ANNEE

Laurent Ayçaguer
Auteur à temps gagné
http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/meilleurs-voeux.html

 

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Rendez-vous samedi !

Au plaisir de vous y retrouver...

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Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

IL A OUVERT LES MAINS

 

Il a ouvert les mains

Les paumes vers le ciel

Pour inviter sa belle

À quelques doux câlins,

 

Elle a baissé les yeux

Son visage a rougi

Et d’un pas indécis

S’est approchée un peu….

 

Il a ouvert les bras

Un sourire à ses lèvres

De sa plus douce voix

A susurré la trêve,

 

Elle a fermé les yeux

Lui a offert sa joue

Et a prêté son cou

Aux rites amoureux…

 

Il a fermé les bras

Pour enlacer sa belle

S’enivrer de son miel

Et de ses râles bas, 

 

Il a serré le poing

Lui a soufflé je t’aime

Et le visage blême

Il a levé la main …!

 

Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes

Extrait de : Po-M-Rock

https://www.amazon.fr/-/e/B004MSM5Z4

 

Photo Cedric Sorel

Violence femme cedric sorel

 

 

 

 

En DO majeur

EN DO MAJEUR

 

Je t’aime en Do majeur

Bien docile

Ou dominant,

Je t’aime en Do majeur

Dorénavant.

Je t’aime en Sol majeur

Déboussolé

Ou insolent,

Je t’aime en Sol majeur

Solidement.

 

Mais je ne t’aime pas en Mi

Car le mi est mitigé.

 

Je t’aime en La majeur

Malhabile

Ou larmoyant,

Je t’aime en La majeur

Lascivement.

Je t’aime en Fa majeur

En fasciné

En fabulant,

Je t’aime en Fa majeur

Fatalement.

 

Mais je ne t’aime pas en Si

Car le si est simagrées.

 

Je t’aime en Ré majeur

En révolté

En rayonnant,

Je t’aime en Ré majeur

Résolument.

 

Extrait de "POUR QUELQUES VERS DE TROP"

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/pages/pour-quelques-vers-de-trop.html