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Journée mondiale du refus de la misère

TOUTE UNE VIE DANS UNE POCHE

 

Toute une vie dans une poche

Pour mes soixante balais

Toute une vie et des sacoches

Sous mes gros yeux fatigués,

Seul quatre rats pour compagnons

L’eau de pluie pour me raser

Pas même un morceau de savon

Pour un peu de dignité,

 

Toute une vie au fond d’un sac

Une maison sur le dos

Plus minuscule qu’un ressac

Plus pesante qu’un fardeau,

Toute une vie et rien au bout

Si ce n’est quelques images

De mauvais choix de mauvais goût

Et d’un putain de mariage,

 

Toute une vie dans une poche

À léguer à un enfant

Empli de honte et de reproches

Pour un père, un « père-dant »,

Toute une vie à s’enfoncer

Dans un gouffre de misère

Et le divorce en apogée

D’une histoire bien sévère,

 

Toute vie de soixante ans

Dont il ne restera rien

Sauf la besace d’un errant

Aux relents de mauvais vin,

 

Toute une vie de soixante ans

Qu’on ramassera un soir

Comme on balaye un excrément

Sur le rebord d’un trottoir….

 

texte extrait de "Po-M-Rock" http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/po-m-rock.html

17 octobre : Journée mondiale du refus de la misère

17 dalle

 

UNE SECONDE

 

UNE SECONDE...

Une seconde… ce n’est rien pour toi !
Mais une seconde
C’est la durée de ce baiser
Qui s’inscrit dans l’éternité
Ce baiser d’amants retrouvés
Que tu m’as enfin accordé
Au bout… d’une heure,

Une heure… ce n’est rien pour toi !
Mais une heure
C’est nous deux sur un banc serrés
À l’abri d’un tulipier
Et toi au banc des accusés
Au ban des aveux insensés
En cette fin… de journée,

Une journée… ce n’est rien pour toi !
Mais cette journée
C’est une fleur dans les galets
Un soleil au bout de l’ondée
L’avènement inespéré
Des quelques mots que j’attendais
Depuis… un mois,

Un mois… ce n’est rien pour toi !
Mais un mois
C’est tout le temps que j’ai passé
Impatiente et déboussolée
Entre doutes et contrariétés
Depuis que tu m’as appelée
Pour la nouvelle… année,

Une année… ce n’est rien pour toi !
Mais une année
C’est des souffrances et des nausées
À essayer de t’oublier
À ne plus vouloir exister
À panser la plus grosse plaie
De… ma vie,

Ma vie… ce n’est rien pour toi !
Mais ma vie
C’est une vie à toi donnée
C’est une vie à toi léguée
C’est une vie à tes côtés
Ou bien c’est une vie ratée.

Extrait de "PO-M-ROCK"...
http://laurentaycaguer.e-monsite.com/boutique/formats-papier/po-m-rock.html

 

 

HUMEUR VERTE

 

L'écologie n'est pas un parti ni un courant politique. C'est un devoir.
Nous, citoyens d'aujourd'hui, nous n'avons pas le droit de nous dérober et de laisser à la main d'inconscients profiteurs, avides de gains immédiats, la gestion de notre planète.
Nous avons le devoir de transmettre à nos descendants une terre vivable et durable comme nous l'ont laissée nos ancêtres.
Pas question de revenir en arrière, de jouer les marginaux et de proférer des discours d'un autre temps, mais nous avons l'obligation, individuellement, d'adopter un comportement responsable. Éco-responsable.
Il en va de la survie de nos enfants.
Quand on pense que les agriculteurs, garants de la pérennité et du bon rendement de la terre nourricière, manifestent aujourd'hui car ils ne peuvent plus utiliser de produits chimiques (chercher l'erreur)... On se dit que le monde ne tourne plus vraiment rond.
Et quand les gens de conviction jettent l'éponge car ils réalisent que leur voix n'a aucun poids, dans l'indifférence générale et sous la diversion des médias... on peut imaginer que la cause est perdue !
Le plastique souille les océans, les températures montent mais, dans les couches sociales ou les pays qui en ont les moyens, au lieu d'investir dans le durable, le renouvelable, on cherche plutôt comment gagner plus d'argent ou comment payer moins d'impôts en défiscalisant.
Les abeilles disparaissent, les premiers réfugiés climatiques s'annoncent mais on continue à consommer, consommer, consommer.
Les sols sont pollués, les aliments font le tour du monde avant d'arriver dans nos assiettes au détriment de toute raison et, côté politiques, pour la plupart, on ne pense... qu'à se faire élire ou... réélire. En évoquant éventuellement l'écologie si c'est un facteur de succès.
L'écologie n'est pas un parti, ni un courant politique. C'est notre devoir.
Je ne suis pas écologiste. Je prends conscience c'est tout.
Soutien total à l'actrice Juliette Binoche et aux 200 personnalités pour leur tribune dans le monde "Il n'est jamais trop tard pour éviter le pire"
Qu'on se rassure, la nature survivra. Pas d'inquiétude à avoir.
Seule l'humanité disparaîtra...

(Mauvaise) Humeur du 3 septembre 2018

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BONNE RENTREE

 

LA PROF

 

Elle est là sur la scène

Qui se donne en spectacle

Mi sorcière mi reine

Au sein de la débâcle,

Elle est là sur la scène

À se livrer entière

Au verdict de l’arène

À la horde écolière…

 

Elle est là sur la scène

Qui griffonne au tableau

Pour des élèves en peine

Sans leur tourner le dos,

Elle est là sur la scène

Jouant d’indifférence

Pour les regards obscènes

Et les viles avances…

 

Refrain :

Qui s’enquiert de savoir

Son village dans l’Eure

Ses besoins de douceur

Tous ses vases sans fleur ?

Qui s’émeut de savoir

Les passions qui l’animent

Son studio qui l’opprime

Ses soirées de déprime ?

 

Elle est là sur la scène

Qui colporte sa science

Du haut de sa vingtaine

De son inexpérience,

Elle est là sur la scène

Des maths et du dessin

De l’amour à la haine

Il n’y a pas très loin…

 

Elle est là sur la scène

Qui s’ébroue sans ferveur

Sur les bords de la Seine

Habitée par la peur,

Elle est là sur la scène

Ballottée d’illusions

Mi sorcière mi reine

Rêvant de mutation…

 

Refrain :

Qui s’enquiert de savoir

Son village dans l’Eure

Ses besoins de douceur

Tous ses vases sans fleur ?

Qui s’émeut de savoir

Les passions qui l’animent

Son studio qui l’opprime

Ses soirées de déprime ?

 

Refrain :

Qui s’enquiert de savoir

Ses pizzas sur le lit

Ses week-ends de copies

Ses nuitées d’insomnies ?

Qui s’émeut de savoir

Ses nausées de courage

Ses idées de carnage

Et ses larmes de rage ?

 

BON COURAGE DEMAIN…

 

Laurent Ayçaguer

Auteur à temps gagné

 

 

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L'ECRIVAIN

 

L'ECRIVAIN

Il est minuit ce vingt juillet
Encore une journée ratée
Beaucoup d’idées qui se bousculent
Mais mon roman lui qui recule,
Papiers froissés sur le plancher
Mégots au fond du cendrier
Un mauvais cliché se dessine
Je me jette dans la piscine,

Refrain :
Toi tu te morfonds dans le lit
Demain tu me feras la gueule
Toi tu t’endors dans ce grand lit
Tu dors encore toute seule.

Pas de lumière à la fenêtre
Je noie mon corps et tout mon être
Quelques brasses pour oublier
Des lignes stéréotypées,
Une douce brise balaye
Les mots jetés à la corbeille
Cette mélodie qui me soule
C'est notre histoire qui s'écoule,

Refrain :
Toi tu te morfonds dans le lit
Demain tu me feras la gueule
Toi tu t’endors dans ce grand lit
Tu dors encore toute seule.

Je vais errer toute la nuit
Comme à chaque fois que j'écris
Me coucherai au petit jour
Sans même te faire l'amour,
Je gâche beaucoup de nous deux
Je sais les larmes à tes yeux
Faut-il que tu m'aimes vraiment
Je ne sais pas vivre autrement,

Refrain :
Et tu te morfonds dans le lit
Demain tu me feras la gueule
Et tu t’endors dans ce grand lit
Tu dors encore toute seule.

 

Nuit

 

 

LA VILLE EST CHANT

 

LA VILLE EST CHANT…

La ville est Jazz
À la mairie
Belle bourgeoise
Pavée d’or et de rubis,

La ville est Pop
Est populaire
Dans les échoppes
De sa cheville ouvrière,

La ville est Blues
Parée de leurres
Soumise épouse
De voraces promoteurs,

La ville est Rock
Rocs de béton
Montés en bloc
En mirador de prison,

La ville est Rap
Dans les étages
Elle dérape
Conjugue maux et clivages,

La ville est champs
Champs de détresse
Quand dans l’orchestre
Chacun creuse son propre sillon,

La ville est chant
Chant d’allégresse
Quand dans l’orchestre
Tous y jouent la même partition !

Illustration Maryvonne Leclerc...

 

Image 6

 

RENDEZ VOUS A LA FNAC BORDEAUX

 

Bonjour à tous !

 

J’ai l’immense plaisir de vous informer que je serai à la

 

FNAC de Bordeaux Ste Catherine

adresse : 50 rue Ste Catherine, 33000 Bordeaux

les

Vendredi 27 et samedi 28 avril de 14h30 à 18h30

 

Pour une séquence dédicace dans le cadre du salon des Auteurs Aquitains.

 

https://www.fnac.com/Les-auteurs-d-Aquitaine-font-salon-a-la-Fnac/cp39127/w-4

 

J’espère avoir le plaisir de vous y retrouver…

 

J’aurai mon « œuvre » avec moi, mon plus beau stylo et mon plus beau sourire !

 

Dans l’attente, je vous souhaite une excellente journée.

 

 

 

2018 04 27 Fnac Les auteurs d'Aquitaine dédicacent.jpg

 

 

Ah ! Si...

 

Ah ! Si...

 

Ah ! Si cette rombière de Madame de Lucrèce n'avait pas fait un esclandre ce jour d’août 1960 ! Pour un pot de chambre ébréché. Un vulgaire pot de chambre.

Ah ! Si la jeune Marie, femme de ménage de son état, ne s'était pas « prise le bec » avec cette vieille peau comme elle l'appelait, excédée par ce nouveau caprice d'enfant gâtée ! Heureusement, la patronne de l'hôtel, Madame Rivière, s'était voulue conciliante. Juste en personnel disponible, elle avait acquiescé que la cliente abusait un peu. Elle avait même admis, du bout des lèvres, que celle-ci avait un caractère difficile. Mais une cliente était une cliente ! Qui payait bien de surcroît. Fidèle et généreuse sous ses traits antipathiques. L'hôtel ne pouvait pas se permettre de la perdre, il en allait de sa réputation. Aussi Madame Rivière, la patronne, avait-elle décidé de satisfaire son hôte. Le pot de faïence était fêlé : on allait le changer sur le champ.

Ah ! Si la jeune Pauline, jolie petite brune énergique au service de Madame Rivière depuis deux saisons maintenant, n’était pas passée dans le hall de l’hôtel juste à ce moment précis ! Juste sous le nez de sa patronne ! Ce n’est sûrement pas elle qui se serait acquittée de la tâche, qui aurait été missionnée pour acheter le pot de rechange….

Ah ! Si Monsieur Loubère, le droguiste du coin n'avait pas fermé sa boutique ce jour-là ! Exceptionnellement. Pour cause d'enterrement de sa sœur, Janine, la cadette. Décédée d'une longue maladie. Déjà à l'époque. Ce qui obligea la jeune et jolie Pauline à arpenter les rues de Lourdes afin de trouver un autre commerçant approprié. Car il n’était pas question de faillir à la tâche. Et de contrarier Madame de Lucrèce. Cela dit, rien ne faisait peur à cette espiègle souletine, née dans une ferme au milieu d'une vallée perdue. Elle avait l'habitude de marcher des kilomètres et des kilomètres pour aller au bal du samedi soir ou encore à la messe du dimanche matin.

Ah ! Si un violent orage n'avait pas éclaté, cet après-midi-là, dans le ciel de Bigorre ! Pauline, alors sur le chemin du retour, son sésame sous le bras, n’aurait pas été contrainte de s’abriter quelques minutes sous une marquise en plein milieu de la rue de Langelle.

...

Ah ! Si François n'avait pas été de mariage ce dernier week-end là ! De son frère aîné, Pierre. Celui qui travaillait à la forge à Bagnères. S’il n’avait pas été le témoin attitré de cette noce dont on parla de longues années pour son ambiance extraordinaire, il n'aurait pas dû échanger son jour de repos avec Jean-Pierre.

Jean-Pierre, son collègue valet de chambre. Qui effectuait lui aussi la saison et avec qui il s'entendait si bien. Jean-Pierre, le Basque comme tout le monde l’appelait. Jeune, dynamique, un peu « truffeur ». Beaucoup même. Mais toujours tiré à quatre épingles et toujours prêt à rendre service.

Ah ! Si la tête de delco n'avait pas immobilisé la vieille Aronde du Basque pour une huitaine chez le garagiste ! Justement débordé cette semaine avec la horde de fidèles débarqués des quatre coins de France pour la procession du quinze août. Et qui avaient tous des problèmes qui mécaniques, qui pneumatiques, qui liturgiques. Il n’aurait pas été là, Jean-Pierre, à se promener tout seul un jour de semaine dans les rues de la ville. Un mardi. À quoi bon être de repos un mardi ? Tout le monde travaille, personne n'est disponible. C'est un jour de perdu. Quitte à faire la pige loin de chez soi, autant travailler pour gagner plus !

Ah ! Si Jean-Pierre, pour tuer le temps qui virait au gris, n’avait pas eu la bonne idée, quelques minutes auparavant et sous l’emprise de l’ennui, de se payer une séance de cinéma ! Le dernier film avec Brigitte Bardot. Il ne serait jamais passé, lui non plus, cet après-midi là, rue de Langelle.

Ah ! Si l'orage ne l’avait pas surpris, lui aussi, et ne l’avait pas obligé à se protéger sous le premier abri venu !

Et si sous ce premier abri venu, la marquise d’une belle bâtisse lourdaise, ne s’était pas déjà trouvée par hasard, la jeune et jolie Pauline !

Oui, si ces deux là ne s’étaient pas rencontrés fortuitement, au bon caprice du destin et de la météo un jour d’août mille neuf cent soixante, et bien…

et bien…

et bien…

et bien vous ne seriez pas là, VOUS, en ce moment, en train de lire ces quelques lignes.

 

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MESDAMES

 

Mesdames,

 

J'ai trois mots à vous dire
Plus beaux qu'une émeraude
Plus mélodieux qu'une ode
À glisser sans attendre
Avant qu'ils ne soient cendre...

J'ai trois mots à vous dire
Qui parlent d'euphorie
D’une grâce infinie
De mon âme servile
Quand vous battez vos cils...

J'ai trois mots à vous dire
Mais la beauté inonde
Les bris de ma faconde
Et mes sons balbutient
Pour vous mes égéries...

J'ai trois mots à vous dire
Si durs à prononcer
Qu'ils s'échouent à vos pieds
Dans de longs baratins
Où je perds mon latin...

J'ai trois mots à vous dire
Mais mon cœur est trop vif
Malhabile émotif
Que toujours je m'épanche
Dans de trop larges tranches...
 

J'ai trois mots à vous dire
À nul autre pareil
Au creux de votre oreille
Qui se muent en malaise
Se perdent en fadaises...

J'ai trois mots à vous dire
Qui me mettent en émoi

Papillonnent en moi...
Aussi je les écris
Avant qu'ils ne s'enfuient :
 

Je vous aime.

 

Laurent Ayçaguer

Auteur à temps gagné
le 8 mars 2018, pour la « Journée Internationale des droits des Femmes »

http://laurentaycaguer.e-monsite.com/

 

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Les Nuits D'Ivresse

 

On verra si t’es là

Si le ciel a l’éclat

Si nos cœurs ont fait des nœuds

Si la mer est toujours bleue,

 

On verra si, tu m’aimes encore

Si c’est la nuit, si c’est l’aurore...

 

Pas de plans pas de projets

Seul l’instant, les jours d’été

Pas de plan, pas de promesses

Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

 

On verra si tes yeux

Brillent encore de tous feux

On verra, on verra si notre bateau

N’a pas coulé au fond de l’eau,

 

On verra si, je t’aime encore

Si c’est la nuit, si c’est l’aurore,

 

Pas de plans pas de projets

Seul l’instant, les jours d’été

Pas de plan, pas de promesses

Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

 

On verra si ça passe

Si les années effacent

Le désir, le besoin d’être avec toi,

D’être chaque jour au creux de tes bras,

 

On verra si on s’aime encore

Si c’est la nuit, si c’est l’aurore

 

Pas de plans pas de projets

Seul l’instant, les jours d’été

Pas de plan, pas de promesses

Seul l’instant, les nuits d’ivresse…

 

Chanson "LES NUITS D'IVRESSE" - P-YO (album "Rock En Stock"),

Paroles : Laurent Ayçaguer / Musique et chant : P-YO

En musique sur...

https://soundcloud.com/user-519850351/les-nuits-divresse

 

Peyo nuit ivresse ter