Des mots d'amour aux maux d'amour (Poésies)

ISBN 978-2-906274-86-0, nov. 1999 puis février 2012

Mon premier "bébé". Celui grâce auquel tout a commencé. Variante autour de l'amour... toujours...

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LE TIROIR DE LA MÉMOIRE

 

 J’ai rangé hier au soir

Notre amour dans un tiroir

J’ai classé notre histoire

Dans un soupir de désespoir.

J’ai trouvé tous vieillots

Dans ce tiroir si longtemps clos

Des idées, sentiments,

Et petits riens t’appartenant.

 

D’avoir été cachés

Les souvenirs s’étaient fanés

Comme un vieux griffonnage

Comme les traits de ton visage.

D’autres s’impatientaient

Tels tes serments et tes projets

Tous partis en fumée

J’aurais dû le laisser fermé.

 

Le tiroir renfermait

Tes aveux et tes anxiétés

Sous un lot de secrets

Que tu glissais sur l’oreiller.

Perdu sous un bisou

Entre une larme et une moue

Subsistait un courroux

J’avais dû rentrer un peu soûl.

 

J’ai trouvé par hasard

Un petit bout de ton regard

Avec le bleu de la mer

Et ses battements de paupières. 

Le parfum de ta peau

Était cassé en dix morceaux

Pour ne pas me couper

Je les ai mis sur le côté.

 

Au fond traînaient aussi

Terrées comme une maladie

Quelques ardeurs flétries

Mais plus rien de tes « mon chéri ».

Et puis des ritournelles

Que j’ai jetées à la poubelle

Elles n’étaient plus celles

Que l’on fredonnaient sous les ombrelles.

 

J’ai découvert encore

De tes caresses sur mon corps

Dont j’ai fini la boîte

Mais ces restes-là étaient moites.

J’ai retrouvé tes rires

Tes jours heureux et tes délires

Et puis de notre romance

Qu’on emportaient pour nos vacances.

 

J’ai rangé hier au soir

Notre amour au fond d’un tiroir

J’ai classé notre histoire

Dans le tiroir de la mémoire…

Puis je l’ai refermé

Après deux heures à te pleurer

J’ai avalé la clef

Je voudrais pouvoir t’oublier.

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LA  COMMANDE  DE  CUPIDON

 

 Le sort du poète
Est de ne plus être
Inspiré comme au premier jour,
Et moi je m'inquiète
Me creuse la tête
Pour écrire un hymne à l'amour.
 
Écrire je t'aime
Décliner ce thème
Je crois que j'en ai fait le tour,
Mais je dois quand même
Faire ce poème
Car je l'ai promis pour ce jour.
 
Ce dernier printemps
Sur un quai marchant
Regardant fleurir la saison,
Il m’a pris céans
Contre quelque argent
M'a commandé une chanson.
 
Il est apparu
Solitaire et nu
Dans l’éclat de tes yeux marrons,
Il a disparu
Au bout d'une rue
Il se prénommait Cupidon.
 
Le sort du poète
Est de ne plus être
Inspiré comme au premier jour,
Et moi je m'inquiète
Explore ma tête
Pour écrire sur notre amour.
 
Ma rime est désuète
Ma chanson non prête
Mais je dois l'honorer ce jour…
Je crains la défaite
De ne jamais être
À la hauteur de ton amour !

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LE MOIS DE MARS
 
 Le temps fait la balance
Entre les ombres et la lumière
Le temps joue de cadence
De l’éternel à l’éphémère,
 
Le temps hésite encore
Entre la vie ou bien la mort
Le temps nous joue sa farce
Il nous refait son mois de mars.
 
Le temps ce mois oscille
Entre le soleil et la pluie
Le temps ce mois vacille
Un peu de bleu un peu de gris,
 
Mais c’est vers le bonheur
Entre le froid et la chaleur
Que nos âmes chavirent
Car les beaux jours sont à venir.
 
Ton cœur fait la balance
Errant de l’amour à l’amer
Ton cœur joue décadence
Va du fidèle à l’adultère,
 
Ton cœur hésite encore
Entre notre vie et son corps
Ton cœur nous joue sa farce
Il nous refait son tour de garce.
 
Ton cœur ce mois oscille
Entre le tison et l’ennui
Ton cœur ce mois vacille
Un peu de moi un peu de lui,
 
Mais c’est vers le malheur
Entre nausées et cris du cœur
Que mon âme chavire
Les beaux jours sont-ils à venir ?

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  J'AI QUITTé CE MATIN...

  
J'ai quitté ce matin
Le creux chaud de tes reins
À l'aube de ce jour
Je m'enfuis pour toujours.
Je poursuis mon destin
Pour nous deux c'est la fin
D'une histoire d'amour
La nuit après le jour.
 
Sans le moindre remords, j'avoue
Je n'ai vu que ton corps.
Ce n'est pas être fort, j'avoue
À moi sont tous les torts.
 
Avec mon cœur d'airain
Je t'explorais sans fin
Je ne voulais que jouir
Me donner du plaisir.
Seul le grain de tes mains
La couleur de tes seins
Me faisaient revenir
Quand j'aurais dû partir.
 
Sans le moindre remords, j'avoue
Je n'ai vu que ton corps.
Ce n'est pas être fort, j'avoue
Mais tel était le sort.
 
Ne me regrette point
Je ne regrette rien
Pis qu’une trahison
Je m'en vais pour de bon.
Des sentiments malsains
Qui étaient toujours feints
Les formes avant le fond
C’est ma seule raison !
 
Sans le moindre remords, j'avoue
Je n'ai vu que ton corps
Ce n'est pas être fort, j'avoue
Je mérite la mort.
 
 
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Commentaires (3)

laurentaycaguer
  • 1. laurentaycaguer (site web) | 15/10/2015
Merci beaucoup Thérèse pour cet élogieux commentaire...
violet therese
  • 2. violet therese | 13/10/2015
Ce que l on peut feuilleter, donne énormément envie de lure tout le recueil! Beaux, tres beaux poemes !
Céline C
  • 3. Céline C | 28/05/2014
Personne ne mérite la mort
Car c'est être fort
Que d'avouer sans remord
N'avoir vu qu'un corps...

Impressionnant. Merci à vous.

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